Pour réduire sa consommation de gaz dès maintenant, vérifiez d’abord si votre contrat est indexé ou à prix fixe, puis ajustez le chauffage et limitez les pertes de chaleur. La hausse du prix du gaz en novembre 2026 concerne les offres indexées sur le prix repère, qui atteint 194,90 €/MWh TTC.

Prix du gaz en novembre 2026 : qui paiera davantage ?

La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a annoncé une augmentation de 6,6 % du prix repère au 1er novembre, après des hausses de 5,6 % en septembre et de 6,3 % en octobre. Depuis la disparition des tarifs réglementés en juillet 2023, ce repère mensuel sert de référence à de nombreuses offres, sans fixer directement toutes les factures.

Pour un logement chauffé au gaz, le prix du kilowattheure augmente de 0,14557 à 0,15760 € TTC, soit 8,3 %. L’abonnement annuel reste à 360,79 €. À consommation constante, le surcoût est estimé à environ 120 € par an pour 10 000 kWh et à 135 € pour 11 200 kWh.

La hausse s’applique aux contrats indexés, tandis que les offres à prix fixe protègent temporairement leurs titulaires des variations du prix repère. Avant toute décision, consultez votre contrat ou votre espace client : le type d’offre, le prix du kWh et celui de l’abonnement y figurent. Pour approfondir l’évolution récente, retrouvez aussi les conseils sur la hausse précédente et l’adaptation du chauffage.

Contrat indexé ou prix fixe : comparer avant de changer

Une offre indexée suit le prix repère : elle peut devenir moins chère lorsque celui-ci baisse, mais répercute aussi les hausses. Le prix fixe, généralement garanti pour une durée définie d’un à trois ans, apporte davantage de visibilité. Il ne garantit toutefois pas le tarif le plus bas si les marchés reculent pendant le contrat.

Selon un relevé de Selectra effectué le 12 octobre, certaines offres fixes les moins chères pouvaient représenter 250 à 260 € d’économies annuelles pour 10 000 kWh, et environ 280 € pour 11 200 kWh, par rapport au prix repère de novembre. Ces écarts dépendent de l’offre disponible, de la consommation et de la date de souscription : les tarifs peuvent évoluer rapidement.

Point à vérifier Pourquoi c’est important
Prix du kWh TTC Il détermine une grande partie du coût selon votre consommation.
Abonnement annuel Un prix du kWh attractif peut être compensé par un abonnement plus élevé.
Durée et conditions du prix fixe Vérifiez ce qui est bloqué et les éventuelles conditions de remise.
Services et frais annexes Examinez dépôt de garantie et modalités de paiement.

Comparez les coûts annuels estimés plutôt que les seules mensualités, qui peuvent être régularisées ensuite. Changer de fournisseur est gratuit et ne provoque ni coupure ni remplacement du compteur ; le nouveau fournisseur prend en charge la résiliation. Le suivi régulier de la consommation énergétique aide aussi à repérer une estimation trop éloignée des usages réels.

Réglage du thermostat : agir sur le chauffage au gaz

Le chauffage représente environ 66 % de la consommation d’énergie d’un logement. C’est donc le premier poste à examiner pour réduire sa consommation de gaz. L’ADEME recommande généralement 19 °C dans les pièces de vie occupées, 16 à 17 °C lorsqu’elles sont inoccupées et environ 17 °C dans une chambre la nuit.

Un degré de moins réduit les besoins de chauffage, à condition de conserver un confort adapté aux occupants. Programmez une baisse pendant les absences et la nuit : un programmateur correctement réglé peut diminuer la consommation jusqu’à 15 % par an. Inutile, par exemple, de maintenir les pièces à température de présence pendant une journée entière où le logement est vide.

  • Réglez le thermostat selon les horaires d’occupation et évitez les changements brusques.
  • Fermez volets et rideaux le soir pour limiter les pertes par les fenêtres.
  • Dégagez les radiateurs afin que la chaleur circule librement dans la pièce.
  • Purgez les radiateurs à eau en début de saison si de l’air gêne leur fonctionnement.

Ces gestes écoénergétiques sont simples, mais leur effet dépend de la régularité. Un thermostat programmé selon les habitudes du foyer est généralement plus efficace qu’une baisse ponctuelle oubliée le lendemain.

Isolation du logement et entretien de la chaudière

Le réglage du chauffage limite la demande, mais l’isolation du logement détermine en partie la vitesse à laquelle la chaleur s’échappe. Des joints de fenêtre usés, une porte laissant passer l’air ou des combles mal isolés peuvent conduire à chauffer davantage pour maintenir la même température. Fermer les volets et traiter les infiltrations d’air sont des mesures immédiates ; les travaux d’isolation demandent une évaluation plus complète.

L’entretien de la chaudière contribue à son fonctionnement sûr et régulier. Faites réaliser la visite obligatoire par un professionnel qualifié et signalez les bruits inhabituels ou les variations de température. Une chaudière mal entretenue ne se corrige pas simplement en montant le thermostat : un diagnostic permet de distinguer un problème d’appareil d’une mauvaise diffusion de la chaleur.

Pour planifier des travaux, commencez par identifier les zones froides et comparer les consommations sur plusieurs mois. Des conseils sur les solutions durables pour diminuer les dépenses d’énergie peuvent aider à hiérarchiser les améliorations plutôt qu’à multiplier les petits achats sans diagnostic.

Suivre sa facture de gaz et vérifier les résultats

Après chaque changement, comparez les consommations en kWh, pas seulement le montant de la facture, car les prix et les périodes de facturation peuvent différer. Relevez régulièrement l’index du compteur ou consultez les données disponibles dans votre espace client. Une hausse persistante malgré une météo comparable peut signaler un réglage inadapté, une estimation de facture à corriger ou une déperdition à examiner.

Pour un foyer consommant 10 000 kWh par an, une réduction de 10 % représente 1 000 kWh économisés. Le gain financier dépend du tarif réellement payé : il augmente lorsque le prix du kWh est élevé. Cette méthode permet de mesurer l’effet des économies d’énergie sans confondre baisse des usages et variation tarifaire.

Notez la température choisie, les plages de programmation et les relevés mensuels. Ce suivi transforme les recommandations générales en décisions concrètes : conserver un réglage qui fonctionne, corriger une pièce trop froide ou comparer à nouveau les offres lorsque le contrat approche de son échéance.

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